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« Sur les traces du loup » et « Pistes »
Du 27 juin au 17 juillet 2010

Les séjours pour les camps au Québec débute avec ce séjour. Voyons comment tout se passe....







 Le dimanche 27 juin

Tout le monde est bel et bien rendu à destination, le séjour peut enfin commencer. La soirée fut consacrée à une discussion pour faire connaissance et à un jeu de société pour finir la soirée. Certains ont dû dormir plus tôt pour se remettre du décalage horaire.

 Le lundi 28 juin

 La Phase contact et découverte

Aujourd’hui, nous sommes allés au Parc national du Canada de la Mauricie pour la première fois. Ce fut la phase contact. En effet, nous nous sommes baladés dans certains secteurs du parc et y avons vu un grand nombre de lacs et de cascades. Durant notre expédition, nous avons eu la chance de pouvoir observer
- des barrages construits par des castors,
- une marmotte,
- deux crapauds,
- un colibris (oiseau-mouche) et enfin
- deux magnifiques renards.
Tout cela dans une flore exceptionnelle !

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Les renards dans le parc

Ce soir, selon la tradition du camp scout du Lac Vert, chaque nouveau venu se doit de porter un nom de camp. C’est ainsi que Arnaud fut rebaptisé Flash, en raison de son amour pour la photographie.

La suite de nos aventures demain...

 Le mardi 29 juin

 La Phase approfondissement

En cette journée, nous devions traverser une étape essentielle de notre expédition. En effet, nous avons appris comment utiliser les pièges-photographiques. C’est un appareil photo qui se déclenche automatiquement lorsqu’il détecte un mouvement. C’est grâce à cette appareil que pourrons peut-être par la suite obtenir des clichés de loups et d’autres espèces.

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Le piège photo no2 - Lac du Fou
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Les participants surpris par le piège-photo

Notre chère animatrice Myrtille nous a appris la technique de moulage des empreintes animales. Celles-ci furent très réussies.

Pour terminer la journée, nous nous sommes divertis au tir-à-l’arc.

Ce soir, la flamme du lac où toutes les personnes présentes sur le camp seront réunis autour d’un feu pour faire de grands jeux, se chanter des chansons et se raconter des légendes. Nous y avons raconté la légende intitulée « Les larmes du guépard » et elle fut très appréciée.

 Le mercredi 30 juin

Ce matin, notre première préoccupation fut d’aller recueillir les photos prisent par le piège-photographique que nous avions installé la veille dans le préau (endroit où nous dînons). À notre grande surprise nous y avons trouvé une dizaine de photos de quadrupède félin à griffes rétractiles d’une couleur beige qui a sauvagement dévoré le morceau de bacon que nous y avions déposé.

Le second individu pris au piège fut un magnifique raton-laveur qui se joignit au festin légèrement tard, car il ne restait plus qu’un vulgaire morceau de pomme au fond de la poubelle vide. Il l’avait même renversée avec acharnement pour être sûr de ne pas y trouver autre chose. Le déjeuner (repas du matin) fut exquis : Il se composait de délicieuses crêpes assaisonnées de sirop d’érable.

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Raton-laveur

Par la suite, nous sommes allés au Parc National du Canada de la Mauricie afin de mettre en pratique les techniques apprises hier. En effet, nous avons lacé deux piège-photos aux endroits les plus susceptibles d’apercevoir des loups. Sur le chemin pour aller poser le second piège, en plein cœur de la forêt, nous avons découvert une forte concentration d’os appartenant à une malheureuse proie dévorée il y a de cela bien longtemps. Après les avoir étudiés avec grand soin, nous sommes repartis gaiment sous la pluie.

Une fois arrivé au « Clair Matin » (nom de notre chalet), nous avons mis au propre les données obtenues la veille concernant les pièges-photos :
- temps de réaction,
- hauteur optimale de positionnement,
- distance optimal de visibilité auxquels l’appareil peut détecter un mouvement.

Bref, ce fut une journée bien chargée. Pour bien la terminer, rien de mieux qu’une petite partie de Fait-moi un dessin !

 Le jeudi 1er juillet

Aujourd’hui, première étape de notre périple audio. En effet nous sommes allés faire du repérage au Parc de la Mauricie afin d’être au point le grand soir : le soir ou nous allons tout mettre en œuvre pour récolter des enregistrements de loup. Nous sommes donc allés aux lacs
- Suré,
- Écarté,
- Soumire,
- Du Fou et
- Bouchard
afin de chronométrer le temps entre le stationnement de véhicule et le moment ou nous arrivons au bord du lac, car c’est à cet endroit que nous allons nous poster pour mettre en marche nos appareils d’enregistrement et de son. Le temps de parcourir le chemin entre chaque lac était aussi pris en compte. Ainsi nous évitons les surprises pour la semaine prochaine, alors que nous seront à la pénombre dans le Parc. Ce repérage terminé nous sommes rentré au Camp de lac Vert puis nous avons embarqués dans nos canots pour un petit tour du Lac Vert. Heureusement a ce moment la, la météo nous épargna.

En soirée, petite expédition au lac a Castors tout près du village de St-Mathieu du Parc où nous étions quasiment assuré de voir des castors en soirée. Effectivement, après quelques minutes d’attente, nous avons pu les observer nager dans l’eau.

 Le vendredi 2 juillet

Ce matin nous sommes restés au camp afin de cartographier les sites repérés la veille. Nous avons notes
- leur latitude et
- longitude planétaires
grâce a la carte du parc que nous possédions, puis nous avons étudiés une carte représentant les différents type de forets de la Mauricie :
- des conifères,
- les feuillus et
- les forets mixtes.

Ceci est la carte éco-forestière. Sur cette carte, il était aussi indiquer les déplacements des deux différentes meutes de loup du parc (la meute de l’est et de l’ouest). Nous avons ainsi préparé une liste de questions destinées a un biologiste qualifiée en la matière de loup qui pourra nous répondre. La cartographie achevée, nous avons décidé d’expérimenter nos appareils audio grâce au matériel que nous avions sous la main (lac, système de son à piles, talkie-walkie et pédalo). Cela rendit l’activité intéressante et ludique.

Après avoir dîné (déjeuner), nous avons eu droit à un petit jeu d’orientation qui nous a aidé à comprendre le fonctionnement de la boussole. Pour nous rafraichir, nous sommes allés dégourdir les jambes grâce au merveilleux pédalo jaune du lac Vert. Nous avons d’ailleurs eu un petit souci de moteur lorsque celui-ci entraina dans sa course folle la corde qui délimitait la zone de baignade du reste du lac. Flash dut se jeter à l’eau afin de régler cette panne momentanée.

Ce soir, encore une promenade en pédalo sur le lac pour se détendre et petite soirée vidéo !!!

 Le samedi 3 juillet

Aujourd’hui nous avons décidée d’éliminer le surplus de jus de fruit que nous avions dans le sang. Nous avons donc entrepris d’aller au sentier du Vieux-Brulis afin d’y accomplir sa randonnée de 13 km. Dans l’absolu 13 km n’est pas une distance faramineuse. Cependant lorsqu’il s’agit d’un terrain caractérisé par des suites incessantes de montées et de descentes et que le chemin n’a rien de la ligne droite, la tâche devient d’un coup plus complexe.

C’est pourquoi nous attendîmes avec une grande impatience le moment du dîner qui eut lieu à 14h30. Il se déroula au sommet d’une des plus grandes collines du parc ce qui nous offrit une vue plongeante sur celui-ci.
Une fois rassasiés, nous repartîmes le ventre lourd pour accomplir la seconde moitié de notre randonnée. Et c’est la, après avoir marché quelques minutes que nous découvrîmes dans une flaque de boue une empreinte de canidé non identifiée (ECNI).
Nous prîmes donc les mensurations de ces traces :
- distance entre elles,
- leurs tailles…
Ce n’est que par la suite que nos espoirs d’avoir trouvé des traces de loups se dissipèrent a vitesse grand V lorsque nous rendîmes compte que les traces trouvées suivaient étrangement le sentier humain qui nous amena a la conclusion qu’il s’agissait d’empreintes de chien.
Nous précisons juste qu’il est formellement interdit d’amener un animal quel qu’il soit sur les sentiers pédestres du parc. Le sentier enfin achevé nous pûmes nous rendre à la ScientifixMobile qui nous conduisit au camp. La, nous allâmes nous rafraichir dans le Lac Vert. Quel soulagement ! La suite de nos aventures demain !

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Trace observée sur le sentier du vieu-brulis
Lors de la promenade, observation de ces traces entre le secteur G et H du sentier. Tout le reste du sentier il y en avait dans certaines plaques de boue. Chien ou loup ?

 Le dimanche 4 juillet

Après la tyrannique randonnée d’hier, la matinée fut irréfutablement raccourcie par la grâce matinée dont nous avions profité. En effet, ce n’est que deux heures plus tard qu’à l`habitude que nous quittâmes le Clair Matin (notre chalet) pour aller nous remplir la panse grâce a un brunch très copieux. Par la suite, nous avons profité des photos prises par le piège installé dans le Préau afin de nous entrainer à organiser les données recueillies.
L’après-midi fut chaud, ce qui nous poussa à user des pistolets à eau pour nous rafraichir. La chaleur s’intensifia et nous dûmes alors aller profiter de la fraicheur du lac qui nous combla au plus au point.

 Le lundi 5 juillet

Ce matin, départ à 9h30 en direction du Parc de la Mauricie, plus précisément à l’Esker sur les rives sublimes du lac Wapizagonke, où nous dûmes chercher deux plantes, deux insectes et trois animaux (oiseaux, amphibiens et mammifères…) afin de nous entrainer à les identifier et puis les caractériser dans une fiche d’identification aux multiples questions (cf:http://www.prog-borealis.com/Fiche-...). Peut-être, et nous espérons, qu’un jour cette fiche nous servira à identifier un mammifère de taille supérieure comme le loup.
Une fois le dîner dégusté, nous nous dirigeâmes vers la ScientifixMobile qui nous amena au lac du Fou où nous avons recueilli sur une clé USB les photos contenues dans les pièges-photos que nous avions méticuleusement placés à des endroits stratégiques.
Les résultats furent maigres mais prometteurs car bien qu’il n’ait pas de photo de loup ou d’autres carnivores, nous eûmes du réconfort à observer la photo du cerf de Virginie qui fut quasi-parfaite. Et c’est ainsi nous sommes allés, cette journée terminée, prendre du bon temps dans l’eau clair du Lac Vert.

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Reccueillir les photos au piège #2
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Ouaouaron dans le secteur de l’Esker

 Le mardi 6 juillet

Ce matin, la chaleur était encore au rendez-vous. Son intensité nous poussa à descendre nous réfugier dans le sous-sol, endroit où nous dormons et où la température est nettement plus clémente. Là, nous avons cherché un moyen de présenter les données du tableau (réalisé le dimanche grâce a l’ensemble des photos prisent par le piège installé à l’ombre du Préau) sous forme de graphique.
Plusieurs idées ont été présentées et furent l’objet d’un grand débat. Nous nous miment enfin d’accord et décidâmes d’aller comme nous le faisions les jours précédents nous rafraichirent grâce à l’eau pur du lac Vert.
Pendant ce temps, les animateurs réfléchissaient à une activité qu’ils pourraient offrir aux enfants du camp de vacance et à nous même qui serait à la fois en rapport avec l’eau et amusante. L’idée tomba ! Une bataille de gouache fut organisée. Quatre courageuses équipes s’arrosèrent sans relâche jusqu’à épuisement. Mais il faut croire que nous n’étions pas assez tachés pour avoir le droit de nous baigner. En effet, nous enchainâmes avec un parcours ponctué par d’énormes flaques de boue dans lesquels nous devions nous tremper jusqu’au cou. L’eau fraiche du lac était une bénédiction des dieux dont nous profitâmes jusqu’à ce que nos corps aient retrouvés leurs couleurs originels…

 Le mercredi 7 juillet

Aujourd’hui, c’est le grand jour. Le jour de l’écoute active. C’est aujourd’hui que nous allons mettre en pratique toutes les techniques apprises les jours précédant qui nous permettront, nous espérons ce soir ou un jour prochain, de recueillir des hurlements de loup.
Nous préparons tous ensemble le matériel dont nous aurons besoin pour cette expédition qui aura lieu ce soir à partir de 19h30. Après avoir vérifié ce dont nous avions besoin nous nous rendîmes au lac du Fou où nous attendîmes le spécialiste du loup du parc.
Il nous montra où se situe un de ses pièges-photos qu’il a installé spécialement pour notre projet. Ainsi nous pourrons recueillir ses photos qui nous seront d’une aide précieuse.
Ensuite, il nous a montré un endroit où il serait judicieux d’installer un piège-photo. Enrichi par de nouvelles connaissances nous nous rendîmes au lac Édouard où nous pûmes nous baigner et nous rafraichir avec une glace bien méritée.
Enfin dernières petites mises au point et c’est parti. Direction le Passage pour notre premier poste d’écoute. Quatre autres le suivirent sans résultat. Mais nous nous y attendions. En effet, le spécialiste nous avait prévenu que les loups ne se trouvaient sans doute pas dans ce coin du parc pour le moment. Cependant, entre deux postes d’écoutes, nous fûmes submergés par l’émotion et restèrent là, immobiles et attentifs. En face de nous, un orignal d’une taille exceptionnel qui était lui aussi immobile et ne nous lâchait pas des yeux. Un seul mot peut décrire cette scène : hyyyyyyyper-impressionnante.

L’expédition achevée nous rentrâmes au Clair Matin sous la terrifiante obscurité du Parc national de la Mauricie…

Résultats de l’écoute active du 7 et du 8 juillet 2010
SiteHeure RésultatsObservation
Le Passage 20h02 20h07 20h12 20h17 Négatif -
Lac Suré 20h32 20h37 20h42 20h47 Négatif Fèces, traces (orignal)
Lac Écarté 21h37 21h42 21h47 21h52 Négatif Orignal
Lac Soumire 22h00 22h05 22h11 22h16 Négatif -
Lac du Fou 22h28 22h33 22h38 22h43 Négatif -
Lac Bouchard 6h00 6h06 6h10 Négatif -
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Baignade dans le lac Édouard
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Myrtille au travaille
Technique utilisée pour ratisser le sol et pouvoir observer les pistes des animaux passés par-là ensuite.

 Le jeudi 8 juillet

Ce matin, ou devrais-je dire cette nuit, nous nous sommes réveillé a 4h10 du matin ; nous vous rappelons que la veille nous nous sommes couché a minuit ce qui ne nous donna que quatre heures de sommeil pour nous préparer à la longue, très longue matinée qui nous attendait. A 5h10 nous quittâmes notre logis et nous dirigèrent en direction du lac du Fou afin de faire une écoute active au cas où des loups seraient arrivés au cours de la nuit.
Elle fut sans succès et nous sommes donc allé vérifier les quelques mètres carrés de sable que nous avions ratissés la veille. Peut-être y avait-il des traces d’ours ou d’autre herbivore ce qui aurait tout de même utile pour le projet.
Encore une fois il n’y avait rien pas même une vulgaire trace de souris ce qui pouvait peut-être décourager nos corps endormis. Cependant il n’en fut rien et nous repartîmes le cœur joyeux en direction de notre second piège photo que nous avons par la suite déplacé au bord de la route, chemin très emprunté par les loups et autres mammifères.
En sortant du stationnement du lac du Fou, un magnifique cerf de Virginie nous fit part de sa présence avant de rapidement se sauver dans la forêt. Après ça nous sommes rentrés au camp afin de nous prêter à une sieste bien méritée.
Celle ci achevée, nous rejoignîmes notre ami Delta (le gardien de plage) avec qui nous pratiquâmes une activité à la fois intellectuelle et physique. Nous devions fabriquer un radeau à l’aide de quatre morceaux de bois et de quatre bouées. Nous avons solidement attaché tout cela ensemble grâce a de la corde biodégradable. Notre « rafiot » se présentait de la manière suivante : un cadre de bois soutenu par les quatre bouées situées a chaque angle et qui assurent la flottaison. Nous partîmes sur cette embarcation douteuse qui se révéla quasi-parfaite une fois arrivé sur lac Vert grâce à un radeau de fortune…

 Le vendredi 9 juillet

Ce matin, découverte d’une nouvelle activité des plus étonnantes. Il s’agissait de se rendre a des caches installées par d’autres fan de cette activité afin d’y trouver une surprise.
Pour y arriver, il fallait se rendre sur le site Internet portant le même nom que l’activité : le « geocaching ». Là, on rentra le code postal du lieu où on se trouver et toutes les caches présentes aux alentours s’affichaient automatiquement sur votre écran.
Nous tapâmes donc le code postale de St-Mathieu du Parc (village ou se situe le camp) et pûmes choisir les caches qui nous convenaient le mieux sur une liste qui s’entendant sur dix pages. Cela fait, nous prime les coordonnées GPS des heureuses élues et nous partîmes le cœur plein d’espérance en direction de la première cache. Nous cherchâmes, nous cherchâmes mais rien ne fut trouver.
À l’endroit où nous indiquait le GPS il y avait n’y surprise n’y message. Nous en déduisîmes donc que la cache n’avait pas dus être entretenue par son propriétaire et nous primes donc la route de la deuxième cache. La surprise fut grande tout comme notre désespoir car l’endroit indiqué par le GPS était une propriété privée situé de l’autre coté d’un pont. Nous nous dirigeâmes donc vers la troisième cache. Après tout, cela pouvait-être la bonne. Mais ce n’est qu’après avoir chercher longuement dans un terrain vague rempli d’herbes hautes que nous en déduisîmes que notre GPS utilisé normalement pour le golf n’était pas adapté a l’activité choisi.
Cela nous permit tout de même de mieux comprendre le fonctionnement de celui-ci très utile pour notre projet. Nous rentrâmes donc le cœur gros et affamés en direction du camp ou un festin nous attendait. Au menu il y avait mini-pizza et frites.

 La démarche scientifique :

Après le diner, nous travaillâmes sur notre démarche scientifique qui sera très bientôt affichée sur notre journal de bord. Celle-ci se compose de :

- Problématique : Le Parc National du Canada de la Mauricie est entouré de territoires où l’exploitation forestière et la chasse ne sont pas interdites. Les deux meutes recensées dans le parc par les biologistes dans les années précédentes subissent donc une pression de chasse si les individus de la meute quittent le territoire protégé du Parc National du Canada de la Mauricie. L’état des meutes de loup dans le par National du Canada de la Mauricie peut varier beaucoup d’année en année.

- Hypothèses : - Les loups sont dans le parc de la Mauricie - Les loups sont au même nombre que l’année précédente - Les loups se déplacent énormément dans l’enceinte du parc

- Matériels et méthode utilisés pour nos expériences : Écoute active (émission de différents cris de loups, enregistrement des réponses) • Enregistreur • Caméra • Système audio • Cartes • GPS • Chronomètre • 6 postes d’écoute • 4 enregistrements, 5 min. entre chaque Pistage des traces • Ruban à mesurer • Matériel de moulage (eau, plâtre, verres, moules) • Caméra Piège-photos (installation) • Piège-photo de marque Moultrie • Fil de fer • Cadenas • Ruban à mesurer • Ordinateur • Glandes de castor

- Résultats : Présence de certaines espèces sur le site du lac du Fou qui sont les proies du loup : castor et cerf de Virginie. Aucune trace et aucune réponse du loup. (Suite à venir).
- Discussion et conclusion (À venir)

L’activité de fin d’après-midi fut la suivante : nous travaillâmes sur le langage du loup. Pour cela nous nous prêtâmes à une suite de jeux tous destinés a mieux comprendre la façon de communiquer de notre carnivore préféré.
La soirée fut orageuse mais délicieuse. En effet, le soupé se passa au restaurant du coin : les Copains. Ce fut l’occasion pour Flash de gouter au célèbre plat québécois, la fameuse et délicate poutine…

 Le samedi 10 juillet

Aujourd’hui, la sortie dans le parc (lac du Fou) était destinée à recueillir les photos des pièges. Il n’y eu de nouveau aucun résultat cependant nous avons fondé beaucoup d’espoir en ce qui concerne notre nouveau piège-photo installé le long d’un sentier animal au bord du lac.

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Nouveau site pour le troisième piège photo

C’est d’ailleurs en installant le piège que Myrtille, notre biologiste chevronnée, a repéré grâce à ses jumelles un jeune ours noir sur la rive opposée du lac du Fou. Et un rêve de plus de réalisé pour Flash et Dune qui restèrent ébahis devant ce spectacle émouvant. Nous restâmes la plusieurs minutes a l’observer jusqu’à ce que celui-ci retourne rejoindre la forêt.
L’émotion retomba lorsque nous dûmes ratisser notre parcelle de sable afin de recueillir, si loup il y a, des empreintes qui pourront être ensuite moulées. La soirée fut courte car nous rentrâmes à 5h30. Cette grosse journée ne nous épuisa pas et le soir venu nous pûmes nous baigner et par la suite regarder un film jusqu’à 00h30...

 Le dimanche 11 juillet

En ce beau matin du 11 juillet 2010, ne cassons pas les traditions. En effet, comme chaque dimanche, nous prîmes avec plaisir un brunch copieux concocté par notre chère amie Cocotte. Par la suite, nous avons apporté plus de détails à notre démarche scientifique commencée le vendredi. Cela nous a pris une bonne partie de l’après-midi et, après le souper, nous proposâmes à l’unité scoute, les Éclaireurs de Bordeaux, de partager une baignade bien méritée. Ils acceptèrent avec joie et ils eurent 3 minutes pour enfiler leurs maillots et se rendre dans les eaux paisibles du lac Vert avec nous…

Localisation des cinq sites de poste d’écoute
Site Position longitude Latitude
Passage 18 T 51 79 8000 06 49 1250
Lac Suré 18 T 51 80 8000 06 50 8000
Lac Écarté 18 T 51 80 1000 06 50 8000
Lac Soumire 18 T 51 82 8000 06 58 3500
Lac du Fou 18 T 51 83 3000 06 61 1500
Lac Bourchard 18 T 51 81 1000 06 65 0000

 Le lundi 12 juillet

Aujourd’hui, découverte d’un nouveau site : le lac Gabet. C’est à 10h45 que nous abordâmes le stationnement qui fut l’endroit idéal pour observer les quelques oiseaux de proie qui le survolent. En effet, un faucon pèlerin et deux aigles royaux nous faisaient partager leur son aigu en planant au-dessus de nous grâce à une colonne d’air chaud. Nous pénétrâmes ensuite dans l’épaisse forêt qui nous séparait du lac pour une petite marche de 1.5 km. Durant celle-ci, nous trouvâmes un grand nombre de traces qui confirmaient la présence d’ours (fèces, traces de griffes sur l’écorce des arbres, etc.). Nous en prîmes quelques échantillons puis continuâmes notre trajet jusqu’au lac. Une fois arrivés, nous pûmes observer le barrage de castor qui sépare le lac en deux et nous fûmes ébahis par sa solidité. En effet, étant donné la quantité d’eau que celui-ci devait contenir nous craignions les dégâts produits si celui-ci cédait.

Le trajet du retour vers le stationnement fut sans arrêt, et une fois arrivés, nous partîmes en direction du lac Alphonse pour y déguster notre lunch sur un ponton de bois situé au beau milieu du lac. Bien repus, nous repartîmes en direction du camp où une activité nous attendait. C’est en effet à peine arrivés que notre ami Delta nous accompagna au tir à l’arc afin de tirer quelques flèches…

 Le mardi 13 juillet

Le métier de biologiste demande aussi de travailler avec un ordinateur ce qui n’est pas le plus intéressant mais qui n’est en aucun cas négligeable en ce qui concerne notre projet. Nous avons tout d’abord commencé par trier les photos prises depuis le début du séjour. Nous avons séparé les photos utiles au projet de celles dont le but n’était que récréatif. Cela fait, nous recopiâmes la démarche scientifique (voir Le vendredi 9 juillet) dont nous nous servirons le samedi 17 juillet lors de notre présentation. Puis, nous prîmes du bon temps grâce à une baignade bien méritée qui nous raviva pour le reste de la journée. Après avoir dîné, nous ne dûmes plus faire grand-chose si ce n’est les fiches d’identifications du loup et du cerf de Virginie, deux espèces phares du projet (la présence de l’un montre la présence de l’autre). Comme chaque mardi soir, la Flamme du Lac devait avoir lieu. Mais ce soir, il n’y eu pas l’ombre d’un feu car la soirée se passa dans la chapelle (grande salle servant à organiser de nombreuses activités) en raison des pluies qui avaient rendu le sol défavorable à la présence d’un feu. Chants et contes africains furent à l’honneur ce soir-là.

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Attention - Traverse de canot - Dédicace pour Dune

 Le mercredi 14 juillet

Le mercredi est sans aucun doute le jour préféré de toute l’équipe car il apporte frissons et émotions à tous eux qui y participent. Comme chaque mercredi, la matinée fut détendue en raison du long après-midi et de la longue soirée qui nous attendaient. Ce n’est qu’à 11h que nous entamâmes une activité concernant les traces laissées par le loup. Celle-ci dura jusqu’au moment du dîner prévu a midi. La vaisselle terminée, nous retournâmes au Clair Matin afin de préparer le matériel nécessaire pour la suite de la journée. A 14h, nous prîmes la ScientifixMobile en direction du lac du Fou. Là, nous allâmes directement vérifier notre site de sable, l’endroit rêvé pour recueillir des traces. Toujours rien. Nous ne nous décourageâmes pas et repassâmes notre râteau sur ce sol maculé par les empreintes humaines. Après un petit tour du site destiné à trouver des traces de mammifères, nous nous rendîmes au lac Édouard où nous prîmes notre souper et où nous préparâmes notre soirée. On se rappellera que le mercredi soir est destiné à l’écoute active qui stimule nos sens et nous rappelle à quel point la vie nocturne n’est pas faite pour l’homme. Comme le mercredi précédant, nous nous postâmes à cinq sites différents où nous fîmes passer quatre bandes audio (enregistrements de loups) grâce aux haut-parleurs portables gentiment prêtés par un des biologistes du parc, en espérant avoir la chance de pouvoir enregistrer une réponse de loup. Les passages entres les différents sites furent ponctués par l’observation de petites billes reflétant les phares de la ScientifixMobile : des renards en bordure de la route. Cette soirée fut de nouveau sans succès mais les frissons éprouvés lorsque nous marchions au cœur de la forêt alors que nous ne connaissions pas l’origine des bruits que nous entendions autour de nous compensent tout échec…

Résultats de l’écoute active du 14 et du 15 juillet 2010
SiteHeure et # d’enregistrementRésultat Observation
Lac Suré #1 19h40 19h45 19h50 19h55 Négatif -
Le passage #1 20h20 20h25 20h30 20h35 Négatif -
Lac Écarté #1 21h10 21h15 21h20 21h25 Négatif -
Lac Soummire 22h01 #1 22h06 22h11 22h16 Négatif -
Lac du Fou #1 22h38 22h43 22h48 22h53 Négatif -
Lac Bouchard #1 6h31 6h36 6h41 6h48 Négatif -
Localisation des quatre pièges-photos au Lac du Fou
Numéro du piège-photosDate d’installation ZoneLongitudeLatitude Description du siteHauteur (cm)
1 Le 10 juillet 18T 51 83 2000 61 0000 Bordure du lac 90
2 Du 30 juin au 7 juillet 18T 51 82 5000 06 61 7500 Près de l’entrée du stationnement 90
2 Le 7 juillet 18T 51 82 4500 06 61 1000 150
3 Le 30 juin 18T 51 82 8500 06 61 0000 Ancien sentier forestier 90
4 Plus d’un mois 18T 51 83 1000 06 60 9000 Près ruisseau 40

 Le jeudi 15 juillet

Ce matin-là, nous nous réveillâmes après 3 heures et demie de sommeil soit à 3h50 du matin puis, après un bref petit déjeuner nous prîmes la ScientifixMobile en direction du lac du Fou. 45 minutes de sommeil plus tard, nous arrivâmes à destination et pûmes nous rendre à la cache au bord du lac afin d’y pratiquer une nouvelle écoute active plutôt matinale. Celle-ci fut subitement interrompue par l’arrivée de trois personnes bien décidées à être à l’affût. Là, nous décidâmes de nous joindre à elles et nous nous assîmes sur un tronc d’arbre impitoyablement abattu par les castors. Les eaux du lac étaient drapées d’un magnifique nuage de brume en raison de la condensation de l’eau du lac. Nous étions en train d’observer ce sublime spectacle quand soudain Myrtille chuchota intensément : « Un orignal ! ». Nous n’eûmes pas le temps de sortir nos jumelles que celui-ci était déjà parti. Tant pis ! La prochaine fois ? Pour le moment, il nous fallait aller recueillir les photos qu’un des biologistes du parc avait installées pour nous. Myrtille et Flash y allèrent quant à Dune et Cocotte, elles restèrent là et poursuivirent l’affût en attendant le retour de leurs deux compagnons. Ces derniers connaissaient le contenu du piège étant donné que Myrtille avait amené son ordinateur portable sur place. Cependant ils le cachèrent à Dune et Cocotte qui n’en savaient rien. Nous reprîmes la ScientifixMobile après avoir relevé le contenu des trois autres pièges-photos et vérifié notre place de sable qui ne contenait toujours pas de traces.

Durant le trajet qui nous séparait du lac Vert, nous eûmes la chance de pouvoir suivre un renard qui marquait son territoire le long de la route Promenade (imaginez les clichés obtenus !).

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Renard roux observé sur la route promenade

Une fois au camp, nous révélâmes au grand jour le contenu des quatre pièges-photos : celui situé au niveau de l’ancien sentier d’hiver ne contenait rien. Celui situé au bord de lac non plus. Mais les deux derniers nous apportèrent de relativement bons résultats. Celui situé au bord de la route avait pris plus de 1800 photos de branches, d’autos et autres véhicules presque aussi utiles pour le projet que la seule photo de renard que nous avons obtenue. Le dernier piège-photo (celui installé par le biologiste) s’avérait beaucoup plus prometteur car les récoltes furent bonnes : une photo de pattes d’orignal, et celle magnifique d’un ours (la troisième se composait uniquement de l’arrière-train de ce dernier qui étaient des plus imposants).

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Photo de pattes d’orignal - Prise par piège-photo #4
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Photo d’un ours noir prise par le piège-photo #4
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Renard roux capturé par le piège-photo #1

Enfin, une petite sieste s’imposa. Elle fit du bien a toute l’équipe qui put après le diner se prêter a une baignade qui a récompensé tous ces efforts. Elle fut suivie par un travail de mise au propre des données obtenues la veille…

 Le vendredi 16 juillet

Après ces deux jours marathon, enfin une journée de « repos ». Nous ne sommes en effet pas sortis dans le parc mais nous avons préparé notre grande présentation destinée à montrer aux visiteurs du parc notre projet qui, nous vous le rappelons, s’intitule « Sur les traces du loup ». Nous avions jusqu’à quatre heures pour créer notre diaporama et penser à ce que nous allions dire car le parc souhaitait recevoir un résumé de ce que nous allions présenter. Nous terminâmes dans le temps prescrit et avec la conviction que cela allait plaire à notre cher public. Nous avons donc pu nous laisser embarquer dans un jeu d’orientation placé sur le thème de la charade. Il fut brutalement interrompu à sa fin par un orage accompagné de violentes pluies. La charade résolue, Flash eut pour mission de chercher du public pour une pratique de notre représentation. Celle-ci s’est avérée être une vraie pratique car Lunard (un des animateurs du camp) fêtait ses 19 ans et Gazou (une autre animatrice) lui avait préparé une petite surprise : elle avait invité plusieurs de ses amis qui voulurent absolument voir notre présentation. Nous acceptâmes avec plaisir et une fois notre pratique terminée, ils avaient l’air enchantés. Les Scientifix (nous) purent donc se joindre à Lunard et ses amis pour une partie de loup-garou géante qui fut hilarante. Quelle soirée !!!

 Le samedi 17 juillet

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Dans le feu de l’action - La retransmission dans le Parc National du Canada de la Mauricie

Aujourd’hui, c’est le jour de la grande présentation. C’est pourquoi ce matin nous nous plongeâmes sans relâche dans un entraînement qui nous permit de perfectionner les quelques points qui nous semblent obscurs. Après avoir dîné, nous nous rendîmes aux Cascades où se déroulait la fête des Parcs du Canada. Là, nous déposâmes des prospectus qui assuraient la publicité de notre présentation qui allait se dérouler dans un petit amphithéâtre situé au camping Mistagance. Une fois sur place, Flash et Dune firent le tour du camping et abordèrent certains des campeurs pour leurs distribuer des prospectus. Au moment de la présentation, les personnes qui nous avaient assurés de leur présence n’étaient pas toutes là mais il y eut tout de même une dizaine de personnes qui étaient au rendez-vous et qui sortirent très heureuses de notre performance. Nous fûmes aussi réjouis et nous pûmes nous rendre joyeusement au Clair Matin afin d’écrire notre journal de bord.

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Les participants aux côtés du loup naturalisé du Parc National du Canada de la Mauricie
Ce loup a été tué dans les territoires environnant le parc où la chasse y est acceptée.
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Amphithéâtre du camping Mistangance où la présentation a eu lieu
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Retransmission effectuée par les participants du séjour du 27 juin au 17 juillet 2010


cons-pub-com, Jerome Mathey, Mélanie AUBIN,
date de publication : 28 juin 2010,
date de dernière mise à jour : 19 août 2010


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