« Sur les traces du loup » du 18 au 25 juillet
La suite du séjour long d’un mois vous est présentée dans cet article. Bonne lecture !
Le dimanche 18 juillet
Une triste journée se leva sur le « Clair matin ». C’est en effet un jour ténébreux que s’apprêta à vivre le groupe des Scientifix ! Au grand damne de notre désespoir, Marisa alias Dune quitta aujourd’hui l’équipe après un dernier brunch. Nous eûmes tout de même la chance et l’honneur de partager une bonne baignade en sa compagnie. Celle-ci nous permis de nous remémorer tous les bons souvenirs passés avec elle comme nos nombreuses sorties dans le parc ou ses interprétations nombreuses et variées des Beatles. Cependant, il nous faut nous relever et affronter la dure semaine qui nous attend. Le projet n’est pas fini et la lutte pour la sauvegarde du loup ne se fera pas sans nous…
Le lundi 19 juillet
C’est aujourd’hui le premier jour que nous passons sans Dune. Myrtille et Flash sont donc les seuls Scientifix au Claire matin mais nous ne nous décourageons pas et continuons ce que nous avions commencer.
Ce matin, alors que nous étions sur la route en direction du Lac du Fou, la Scientifix mobile du user de ses freins car un ours noir était planté la au bord de la simple chaussée qui séparait la route de la forêt. Lorsqu’il aperçut la voiture, l’ursidé déguerpit rapidement dans la forêt ce qui ne nous laissa pas le temps de l’observer comme nous l’aurions souhaité. Nous pûmes ensuite reprendre la route tout émoustillé par ce que nous venions de voir. Une fois au Lac du Fou, notre mission fut de changer les batteries de l’intégralité de nos pièges-photo. Mais alors que nous étions en direction de celui situé au bord du lac nous eûmes la chance de pouvoir effectuer une nouvelle observation qui, cette fois ci, dura un bon moment. Au bord de l’eau, un cerf de virginie broutait paisiblement et ne remarquait même pas notre présence. Ils s’agissait d’un mâle comme le montrait son court panache. Celui-ci rebroussa chemin au bout de cinq minutes environ et nous pûmes enfin terminer notre mission. Au retour au camp, nous eûmes la décontraction d’acheter une barbotine (granité) : framboise-citron pour Myrtille et melon d’eau(pastèque)-framboise-cerise pour Flash ce qui rafraichit les esprits…
Le mardi 20 juillet
C’est une journée sans sortie que nous nous apprêtions à vivre. Durant la matinée, nous nous projetâmes un court film envoyé par le parc : il montrait comment, dans le cadre d’une étude, les biologistes du Parc National de la Mauricie faisaient pour piéger les loups grâce à un piège à patte indolore. Ainsi, ils pouvaient leur poser un collier émetteur afin de suivre leurs nombreux déplacements. Par la suite, nous analysâmes un tableau représentant toutes les observations de loups dans le parc depuis 1971 jusqu’à 2005. Cela nous permis de connaître les fréquentations annuelles mais surtout estivales du Lac du Fou que nous conclûmes importantes. Plus tard, nous étudiâmes un nouveau tableau qui cette fois-ci recensait tout les échantillons d’excrément et leur composition de 2000 a2002. L’après-midi fut organisée, une kermesse fut préparée par les animateurs du camp. Elle regroupait toutes les petites filles du camp de vacance, les animateurs et nous, les Scientifix. Tout le monde participa à une série de jeux enfantins mais amusants. Cependant, aucun des Scientifix ne remporta la kermesse et nous allâmes directement nous baigner avant de reprendre le travail. Le soir, c’était la flamme du lac qui se déroula très bien et se fini même par une légende si bien contée par notre ami Flash qui n’hésita pas a y mettre l’accent…
Le mercredi 21 juillet
C’est mercredi, les oiseaux chantent et le soleil brille, de quoi nous donner de l’enthousiasme, nous qui faisons ce soir une écoute active. Nous commençâmes la journée par une mise à niveau du journal de bord qui avait un temps soit peu prit du retard. Par la suite, nous préparâmes l’intégralité du matériel dont nous avions besoin pour la sortie nocturne. Ce n’est qu’après avoir intégré nos observations sur la fiche d’identification du cerf de Virginie que nous allâmes nous baigner en compagnie de Delta. Et là, c’est le drame ! Des trombes d’eau s’abattirent sur le camp : mauvais présage pour cette soirée où le silence et le calme sont de mise. Mais ce n’est pas quelques gouttes qui découragèrent nos Scientifix enthousiastes qui décidèrent malgré tout de se rendre dans le parc. Une fois sur place, nous décidâmes de nous arrêter afin de visiter tous les sites du Parc qui nous étaient inconnus. De beaux paysages nous y attendaient. Cependant, la pluie continuait à nourrir notre déception et soudain, le tonnerre rejoignit la partie. Les éléments ne connaissaient décidément pas la détermination qui nous submergeait à ce moment-là. C’est cette même détermination qui nous poussa à chanter une chanson qui disait : « Let the sunshine, leeeeeeet sunshine, let the sunshine, let it come ! » (Laissez venir le soleil (bis)). Miracle ou clémence de la pluie ? Tout cela pour dire qu’après cinq heures de pluie battante et un bon repas, le ciel bleu revint réchauffer nos cœurs détrempés !
| Lieu | Date et heure | Résultat (Positif ou négatif) | # Enregistrement (dans l’ordre) | Observation |
|---|---|---|---|---|
| Lac Soumire | 21 juillet 19h49, 19h54, 20h00, 20h06 | Négatif | 2, 3, 4, 1 | |
| Le Passage | 21 juillet 20h50, 20h55, 21h10 | Négatif | 2, 3, 4 | |
| Lac Suré | 21 juillet 21h21, 21h26, 21h32 | Négatif | 2, 3, 4 | Ours noir entre Km 36 et 37 |
| Lac Écarté | 21 juillet 21h47, 21h53, 21h58 | Négatif | 2, 3, 1 | |
| Lac du Fou | 21 juillet 22h21, 22h27, 22h32 |
Négatif | 2, 3, 1 | |
| Lac Bouchard | 21 juillet 22h58, 23h04, 23h11 | Négatif (Son entendu à 22h56, trop faible pour confirmer, avant le lancement des enregistrements) | 2, 4, 3 | |
| Lac du Fou | 22 juillet 5h51,5h59, 6h05 |
Négatif | 2, 3, 1 | Cris de plongeon-huard, grand héron |
Il est 19H30, c’est le moment de partir. Les écoutes s’enchainèrent et se ressemblèrent : sans réponse. Cependant, une fois arrivé au Lac Bouchard, dernier poste d’écoute, nous avions à peine ouvert nos portes qu’un son long de plusieurs second se fit entendre. Trop long pour être un huart (volatil de la famille des canards émettant un son comparable à celui du loup) mais trop éloigné pour confirmer qu’il provient d’un loup, malheureusement. Cette écoute active fut la dernière pour Flash qui retourna au camp déçu mais comblée par l’observation que nous avions fait : un ours au bord de la route dont nous n’avons pas pu voir le visage mais tout de même l’ensemble de son corps noir de jais. Un jour viendra ou Flash pourra entendre un loup…
Le jeudi 22 juillet
Trois heures et cinquante minutes de sommeil plus tard, nous nous réveillâmes bien décidés à obtenir des résultats. Direction le lac du Fou, pour un dernier affut. Une fois à la cache, nous pûmes apercevoir pour la première fois du séjour, un grand héron qui resta sur place pendant un temps infini avant de prendre son envol majestueusement. Après encore quelques minutes de silence total, sans rien apercevoir d’autre, nous commençâmes à relever les photos de nos pièges. Suite aux pluies torrentielles des jours précédents, nous dûmes remettre de la glande de castor au pied des pièges-photos pour accentuer nos chances d’obtenir un cliché de loup. Ainsi, nous remîmes tout en place pour que le projet reparte du bon pied dimanche avec les prochains arrivants qui, nous en sommes sûres, seront très sympathiques. Le retour vers le Clair Matin fut marqué par une découverte qui pouvait laisser penser qu’une meute de loups était passée par là. C’est sur la route que fut découvert le premier excrément entièrement composé de poils et d’os. En général les fèces de loups ont cette composition. Il y eu par la suite sur la chaussé, plusieurs nouveaux échantillons du même type. Malgré la taille peu représentative des fèces, certaines furent récoltées dans le but de les faire identifier par le spécialiste du parc.
Suite à ces découvertes, nous eûmes droit à une observation des plus magnifiques qui nous ravit au plus haut point : un ours qui nous regarda longuement au bord de la route et qui ne paraissait pas effrayé par le bruit que pouvait émettre la Scientifix. Enfin, nous pûmes voir le visage de ces ours discrets qui jusqu’à présent ne nous avaient montré que leur sombre profil. Une fois au camp, notre premier réflexe fut de nous mettre au lit afin de rattraper une partie des nombreuses heures de sommeil qui nous manquaient. Nouveau réveil sur le Clair Matin, les coqs chantent, le soleil se lève (il est 11h30) et nous partons en direction du préau afin de nous donner des forces pour la journée qui nous attend. Au programme, initiation au « geocaching », mais cette fois avec la ferme intention de trouver des caches. Pour cette expédition ne faisons pas les mêmes erreurs (cf juillet 2010). Accompagnons-nous d’un spécialiste et de son GPS à la pointe de la technologie. BINGO ! Huit caches furent trouvées.
Nous arrivâmes pile à l’heure du souper qui fut suivit par une activité organisée par le même spécialiste mais qui portait cette fois-ci sur l’astronomie. Heureusement, les étoiles étaient de la partie !
Le vendredi 23 juillet
C’est aujourd’hui vendredi et il fait beau. Ce matin, c’était le moment pour Delta et Flash d’embarquer sur leur canot afin de faire un petit tour du lac Vert. Là, ils purent s’adonner à des activités comme la pêche aux ouaouarons qui fut d’ailleurs fructueuse(les deux gros individus ont été directement relâchés), faire chavirer l’embarcation volontairement puis respirer sous celle-ci alors qu’ils se trouvaient en dessou du niveau de l’eau etc. Des activités enfantines mais amusantes pour les deux adolescents qui se moquaient complètement de l’âge qu’ils avaient. Une fois secs, nous allâmes dîner en compagnie des rayons de soleil (nom des enfants faisant parties du camp de vacance du lac Vert) et des exploratrices de la 43e troupe (scouts logeant au camp). Une fois rassasiés nous nous rendîmes à l’air de travail du parc pour y rencontrer un des biologistes qui allait nous en dire plus au sujet des excréments trouvés la veille. Le verdict tomba : il ne s’agissait pas de fèces de loup comme pouvait l’indiquer la taille des échantillons recueillis. Le spécialiste nous a même confirmé qu’aucune observation de loup n’avait été rapportée depuis le début de l’été ce qui été très inhabituel. Dommage. Cependant, peut-être que le mois d’août réservera de bonne surprise et que les loups se manifesteront. Allez savoir, peut-être que les pièges photo obtiendrons des clichés et que les écoutes actives porterons leurs fruits. Pour cela, il fallait persévérer et surtout ne rien lâcher. Mais il était tant pour Flash de préparer sa présentation de demain qui allait fermer la boucle de son périple…
Le samedi 24 juillet
C’est déjà le jour de la présentation finale pour Flash qui retourne demain dans son pays natale, la France, qu’il a quitté depuis près d’un mois maintenant. Derniers préparatifs et direction l’Esker sur les rives du lac Wapizagonke pour une petite promenade au dessus de la tourbière, endroit humide donc très apprécié par les plantes carnivores qui abondent dans ce milieu hostile. Après un bon lunch préparé par notre ami Abeille, nous nous rendîmes au camping du Mistagance où eut lieu la présentation. Juste avant celle-ci, c’était la course : il fallait distribuer des dépliants publicitaires annonçant la présentation aux campeurs (très chaleureux soit dit-en passant), préparer la salle puis revoir rapidement la présentation. À l’heure, nous fûmes agréablement surpris par le monde qui se rendit à l’amphithéâtre. Il y avait en plus deux naturalistes du parc qui ressortir enchantées par la présentation. Nous repartîmes aussi ravi autant Flash qui prit beaucoup de plaisir à faire partager son expérience au campeur très satisfais, que Myrtille qui était très fière de son apprenti. Après l’effort, le réconfort pour Myrtille, Barbotine(bénévole du camp restée en fin de semaine qui nous a accompagné tout au long de la journée)et Flash qui se rendirent à Shawinigan afin que Flash achète quelques délices du Québec à ramener en France. Puis c’est l’heure du soupé qui se passa chez « Les Copains » pour célébrer le dernier repas de Flash parmi ses frères et sœurs Québécois. Le petit français décida d’ailleurs de ce lancer le plus gros des défis : il commanda une grosse, une très grosse poutine malgré les mises en gardes des deux serveuses. Flash connaissait maintenant les plus extrêmes limites de son estomac. Cependant, il était fière d’avoir réussi ce que peu de personnes serait capable de faire. Il sortie tout de même de la bien amoché mais vivant. Assez vivant pour passer sa dernière nuit dans une tente au milieu des raton-laveurs et autre porc-épic. Nostalgie.
Le dimanche 25 juillet
Malheureusement, toute bonne chose a une fin et celle-ci ne fit pas exception. Ce fut un matin bien rempli où Flash dut faire ses bagages et terminer les derniers détails avant le grand retour en France. C’est à 7h30 que le réveil dans nos abris de toiles eu lieu. C’était une belle journée qui s’annonçait, malgré le moment des au revoir qui approchait à grand pas. Deux heures et demi de route plus tard, nous arrivâmes à l’aéroport. Le nouvel arrivant fut accueilli et puis Flash pu se rendre à son vol, sans embûche avec trois heures d’attente devant lui... tout en espérant que peut-être il pourra revenir au Québec pour un projet en hiver !
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date de publication : 21 juillet 2010,
date de dernière mise à jour : 16 août 2010
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