Piège à Poils à Ours
Objectifs
Construire un piège à poils afin de récolter des poils (!) d’ours sauvages. La présence de poils permet de détecter la présence de l’animal recherché dans le secteur.
Sensibiliser les enfants aux techniques de pistage non intrusives.
Approche
Promenade en extérieur (environnement le plus naturel possible),
relevé/récolte des différents indices de présence d’un animal : poils, plumes, écailles, mues, excréments, empreintes, traces dans la végétations (coulées, marques sur les troncs...), restes de nourriture, pelote de régurgitation (ou réjection), nids, terriers, cadavres...
Exemples
Présence de castors à la Pointe Taillon (Québec)
Présence d’orignaux à la Pointe Taillon (Québec)
Matériel
un grand poteau de bois (2m environ pour un ours noir)
une plaque en bois (30cm x 30cm environ)
un paillasson en coco (fibre naturelle, 30cm x 30cm, 2cm d’épaisseur environ)
des clous et des visses
un marteau
une perceuse-visseuse
des gants en cuir
de l’attractif (huile de saumon, trouvé au Québec dans des magasins de chasse)
un gros pinceau ou un pulvérisateur si l’attractif est suffisamment liquide
de l’anti-moustique/mouche noire
Méthode
- Le poteau de bois : il doit être suffisamment long pour être à la hauteur de l’animal et pour être enterré assez profondément. Il pourra ainsi supporter le piège droit et la force de l’animal qui se frotte. Il faut aussi prendre en compte la nature du sol (plus ou moins meuble) car le bon maintien du piège en dépendra.
Par exemple, pour un ours noir (taille moyenne d’1m environ au garrot) et un sol meuble (terre-sable), compter 1m pour la partie extérieure du pied et 1m pour la partie enterrée. - Le panneau : découper le paillasson et le clouer sur la plaque en bois de même dimension.
- Visser solidement le panneau à une extrémité du poteau en bois.
- Après avoir repéré une zone de passage à ours potentielle, creuser un trou de la profondeur de la partie enterrée souhaitée. Poser le piège et fixer avec la terre enlevée et des cailloux pour renforcer la prise au sol.
- Enduire d’attractif le panneau et le poteau à l’aide du pinceau ou d’un pulvérisateur (selon la consistance de l’attractif utilisé).
- Abandonner le piège à son sort et revenir régulièrement pour d’éventuels prélèvements.
- Les poils prélevés sont ensuite observés sous la loupe binoculaire et comparés à des références afin de déterminer si possible leur origine spécifique.
Durée
1h30-2h pour la construction du piège et au moins 1h pour le planter, soit deux sessions d’activité scientifique.
Remarques
Le piège à poils peut être couplé avec :
Un piège photo : il permet de déterminer rapidement et sans ambiguïté de quelle espèce proviennent les poils prélevés (d’autres animaux que l’ours peuvent venir s’y frotter !), et pourquoi pas le sexe (difficile à déterminer chez l’ours mais chez un cervidés par exemple...) et l’âge de l’animal (jeune ou adulte).
Un piège à empreintes : zone de sable fin au pied du piège à poils afin de relever les empreintes (qui pourront par ailleurs être relevées grâce à la technique du plâtre).
Le piège à poils peut-être bien évidemment utilisé pour d’autres espèces, il suffit de le redimensionner à la taille de l’animal ciblé et de changer l’attractif.
Pour plus de précisions : « Le piège à poils : nouvel outil de détection de la faune »
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date de publication : 17 avril 2010,
date de dernière mise à jour : 19 janvier 2010
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