L’exploration du Laurentien : Juin 2011
Du 13 au 18 juin, trois membres de l’association sont allés explorer une nouvelle partie du terrain qui sera ratissé par les séjours 2011. Voici la description de ce treck, de la préparation jusqu’à leur retour.
Le Parc National du Canada de la Mauricie est le territoire où les recherches des séjours Pistes, Sur les Traces du Loup et Congés Science Solidaire - Traces se déroulent. Ce printemps , des membres de l’association sont partis explorer un secteur de l’arrière pays du parc où les participants des projets travaillerons à partir de cet été.
L’été 2011 arrive ainsi que les séjours des camps Borealis de l’association. Ces séjours sont Pistes, Sur les traces du Loup et Congés Science Solidaire - Traces Cette année, l’équipe a décidé d’aller plus loin dans l’exploration du territoire d’étude qu’est le Parc National du Canada de la Mauricie. C’est pourquoi Jérome Mathey, Ophélie Meunier et Mélanie Aubin sont partis découvrir et vivre le sentier du Laurentien qui s’étend sur 75 km.
La préparation :
Déjà en avril, l’équipe qui se composait de trois participants connaissait l’existence de cette expédition. En mai, les préparatifs ont commencés : Le choix des dates du séjour, détermination du nombre de jours pour le parcourir et le choix du matériel à emporter. Ici, l’équipe se préparait à partir en randonnée légère où un dénivelé total de plus de 3000 m les attendait.
Voici la liste du matériel qui a finalement prit part au voyage :
Sac à dos de voyage solide et léger
Tente 2 places
Réchaud en titane fonctionnant avec de l’alcool dénaturée
Alcool
Matelas de sol
Filet individuel de protection contre les moustiques
Filet de protection contre les moustiques grand (peut contenir environ 4 personnes dans les moments de détente)
Lotion chasse moustique
Sac de couchage (min +5) pour la période où nous y étions
Vêtements de rechange
Un par-dessus chaud
Sous-vêtements
Appareil photo
GPS
Carte topographique du Parc National du Canada de la Mauricie
Boussole
Sacs plastiques qui se referment pour protection de tout contre la pluie
Lampe frontale
Gamelle légère
Tasse ou bol léger
Couteau de poche
Cuillère
Savon biodégradable pour le corps, vêtement, cheveux et vaisselle
Papier de toilette
Trousse de premier soin (bien s’équiper contre les ampoules)
Imperméable léger
Sac de protection du sac à dos
Bottes de randonnées
Nourriture pour 6 jours (car 5 jours étaient prévus)
Allumettes
Puis, la réservation auprès du parc devait se faire maximum 7 jours avant le départ. Un petit guide de planification de la randonnée a été remis par le Parc pour que l’équipe puisse prévoir ses journées et réserver les bons sites de camping.
Sur le sentier, il y a 9 sites de camping répartis de façon à ce que le sentier puisse se faire au rythme du randonneur. Bien entendu, 6 jours de nourriture sur le dos ça commence à être lourd, alors il ne faut pas trop trainer non plus.
Pour une bonne préparation, il est aussi important d’aller faire une randonnée avec son matériel sur le dos quelques jours avant le départ pour avoir le temps de s’ajuster confortablement.
Le lundi 13 juin : Le grand départ
Le Passage —> Camping Lac Jordon (midi) —> Camping Lac à la Pipe (nuit)
Total quotidien parcouru : 12.7km
Le sentier Laurentien du Parc National du Canada de la Mauricie est linéaire et s’étend du secteur du Passage jusqu’au secteur de Rivière-à-la-Pêche en passant par l’extrême portion nord du parc. Pour des questions de logistique, une personne a du reconduire l’équipe à l’entrée du sentier, alors qu’un second véhicule fut laissé dans le stationnement du point d’arrivé. Il n’y a qu’un seul sens pour parcourir les 75km.
Au matin de l’arrivée à l’accueil du parc, des employés ont remis une petite balise GPS qui permettait à l’équipe de surveillance de suivre les déplacements des randonneurs et ainsi pouvoir être informés si quelque chose survenait. Le départ arrivait enfin, les trois membres de l’expédition partaient enfin après de nombreuses heures à préparer le tout, mais surtout à en rêver. L’idée de passer 5 jours en pleine forêt où la technologie ne pouvait les atteindre rendait l’expédition encore plus excitante.
Malgré la pluie, l’équipe a réussi à atteindre l’objectif du jour et d’arriver au camping pour y mettre tout le matériel au sec et pouvoir se reposer.
Le mardi 14 juin : Le réajustement
Camping du Lac à la Pipe —> Camping du Lac Dinel (midi) —> Camping du Lac Grappin (nuit)
Total quotidien parcouru : 14.8km
Voilà que le sommeil fut court pour les randonneurs car la nuit était plutôt froide, humide et inconfortable. Évidement c’était la première nuit, celle où le corps n’est pas encore habitué au confort offert par le couché en tente. Malgré tout, un bon déjeuner et un matin de repos a permis à l’équipe de repartir à l’aventure. Objectif du jour : 20.5km. Le départ tardif et l’équipement détrempée a par contre modifié les plans. Cette sympathique journée qui au final était ensoleillé a remonté le moral des troupes. Quelques petites observations ont bien aidé aussi.
En haut d’une falaise, après une monté longue et ardue, un petit arrêt imposé a donné droit à l’équipe d’observer une valse d’urubus à tête rouge.
Une autre observation a pu être faite ; celle de fèces frais contenant du poil et des petits os. Un grand carnivore était passé par là.
Et que dire de ces petits crapauds qui se retrouvaient aux quatre coins du sentier.
Le moment du repas du midi fut l’occasion de faire sécher un peu le matériel, dont les vêtements et surtout les bottes de randonnées et les tentes. Puis en route vers le prochain camping où l’équipe a décidé d’établir domicile pour la nuit. Cette deuxième journée a permis à l’équipe de connaître son rythme et de voir comment se déroulerait le reste de l’expédition. Arrivés tard au camping, un petit souper bien mérité fut vite engloutis par les trois marcheurs pour ensuite aller dormir.
Le mercredi 15 juin : Et ça continue !
Camping du Lac Grappin —> Camping de la Rivière Matawin (midi) —> Camping du Lac Chevreuil (nuit)
Total quotidien parcouru : 12.7km
Déjà le réveil se fait un peu plus tôt et le départ s’annonce plus rapide que la veille. Cette fois-ci l’équipe se fixe un objectif plus modeste. Malgré le fait qu’en période préparatoire deux membres de l’équipe avait réussi à parcourir 12km en 3heures avec leur sac à dos, la vitesse sur le sentier se fait plus modérée due au terrain plus accidenté. De plus, la pluie avait rendu le parcours plus glissant. La première section du matin était une descente de 5.5km très lente. Mais lorsque l’équipe a réalisé la beauté du paysage qui les attendait dans cette vallée, la section fut plus appréciée. La rivière Matawin et ses rapides offre un magnifique décor pour les randonneurs. Le site de camping de la même rivière était un des plus charmants. La rencontre entre le ruisseau des Cinq et la Matawin donnait un spectacle à couper le souffle et à remplir les cartes mémoires.
La reprise du sentier s’est fait dans une bonne ambiance et l’équipe a pu se rendre au Camping du Lac Chevreuil.
L’observation du jour fut des fèces qui ne contenait que du poil beige. Par sa forme et sa taille, ça vient d’un grand carnivore. Reste seulement à confirmer si cela est bel et bien du loup de l’est.

- Fèces contenant que des poils
- Photo prise entre lac Grappin et la rivière Matawin
Photo : OSI/Mélanie Aubin 2011
Le jeudi 16 juin : Journée courte et soirée magique
Camping du Lac Chevreuil —> Camping du Lac-du-Rapide(nuit)
Total quotidien parcouru : 9km
Une journée plus tranquille s’annonçait ici car nos trois aventuriers faisaient face à un dilemme : Parcourir 18km aujourd’hui ou demain. Le choix se décidait alors que la journée avançait.
L’idée de terminer tôt la promenade pour avoir le temps de se reposer complètement et de faire la lessive a su charmer l’équipe qui a vite compris que c’était un choix inévitable. À 16h, le site du Lac du Rapide avait charmé les trois marcheurs qui savaient que cet arrêt leur redonnerait l’énergie nécessaire pour parcourir 18km le lendemain.
Cet endroit était en effet le plus beau site fréquenté de toute la randonnée. Les différentes plateformes d’installation des tentes se trouvaient sur des rochers offrant une vue plongeante sur le lac du Rapide.
Le vendredi 17 juin : La grande virée
Camping du Lac du Rapide —> Camping du Lac Omand (pas d’arrêt) —> Camping du Lac de la Dam (nuit)
Total quotidien parcouru : 18km
La planification du séjour comptait normalement 5 jours, mais l’équipe a du ajouter une journée à son parcours pour être capable de finir le séjour tout en appréciant la randonnée. En ce magnifique vendredi ensoleillé, les trois marcheurs savaient qu’ils pourraient parcourir les 18 km prévus. Le repos avait été bon et ils étaient remis à neuf. La journée fut séparée en trois segments pour être capable de garder le rythme et d’arriver à une heure raisonnable au dernier point de camping de leur séjour. Ce sont les sections 8 et 9 qui étaient au menu de cette journée pour n’avoir que 7.4km à parcourir pour revenir à l’accueil le samedi. Sur ces sections, de nombreux dénivelés étaient à venir, mais comme ils le spécifient dans le guide du Laurentien, la récompense vient d’elle-même avec les nombreux points de vue se trouvant sur les crêtes. Les trois randonneurs en ont eu donc plein la vue tout au long de la journée.
Ils firent un petit pique-nique au Soleil là où un sympathique barrage de castor devait être traversé pour poursuivre le chemin. À cet endroit, le sol en bordure de l’étang avait une texture idéale pour repérer les quelques traces laissées par la faune tel l’ours noir ou le raton laveur.
En fin de journée, c’est un orage qui grondait au loin qui a donné toute l’énergie et la motivation nécessaires aux marcheurs pour se rendre le plus rapidement à leur site pour se mettre à l’abri. Tranquillement l’orage se rapprochait, mais fort heureusement, eux aussi. C’est sous le bruit de la pluie, mais au sec, qu’ils purent déguster leur dernier souper en randonnée.
Le samedi 18 juin : La croisée des chemins
Camping du Lac de la Dam —> Pavillon de services de la Rivière à la Pêche
Total quotidien parcouru : 7.4km
Le dernier jour frappait à la porte. Ce matin là, l’équipe réalisait que seulement quelques heures et quelques kilomètres les séparaient du retour à la société. La fin approchait et l’équipe réalisait à quel point ça faisait un bien immense d’être entourée de cet environnement sauvage. Mais quand il faut y aller, il faut y aller. 800 mètres après avoir quitté le camping, déjà ils quittaient le sentier du Laurentien pour rejoindre le sentier des Deux-Criques. L’équipe marchait dans le sens inverse des randonneurs qui avaient emprunté le matin le sentier des Deux-Criques pour le parcourir sur ses 17km. Alors c’est là qu’ils ont pu rencontrer les premiers individus après 5 jours passés dans la forêt boréale. Un séjour qui restera dans leur mémoire et qui saura leur inspirer de nombreux éléments qui promettent pour les camps à venir !
Le retour
Au retour, l’équipe a pu se poser un moment pour redonner à leur corps le temps de se remettre du port du sac à dos. Puis chaque donnée prise et observation effectuée durant le parcours furent triées, compilées et présentées dans le documents WORD qui suit.
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date de publication : 25 juin 2011,
date de dernière mise à jour : 24 juin 2011
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